Publié par : misszelande | mars 28, 2008

SI J’AVAIS SU…

Je flânait comme une sans-abri qui se cherche un souper.

Je suis revenue sur mes pas car la conquête des plats préparés n’avait rien de bon à m’offrir ce soir. À cette seconde, devant la froideur du présentoir, la pizza dans les mains, j’ai levé la tête au sons d’une voix que ma mémoire auditive avait oublié….

Une voix base, solide aussi harmonique que posée.  La chaleur écarlate sur mes joues, tu m’as salué avec ton plus beau sourire.

Après l’accolade protocolaire, j’ai figée. La lèvre tremblante, je me suis mise à élaborer aussi vite que mon coeur battait.Je ne pouvais pas y croire de t’avoir en pleine figure, mais bon sens que se fut étrange de te revoir dans ce lieu public.

Comme la plus cartésienne du monde, je t’ai parlé de date, bordel. C’était peut-être pour te reparler du temps d’avant.. ou pour te dire que j’en avais fait du chemin depuis.  J’en aurais eu long à te dire. Mais quand la vie nous ouvre la porte d’un si beau secret, il faut trouver la force pour la refermer doucement. Je te l’avais déjà soupirer.    

J’ai eu un sourire en coin quand je me suis assise devant ma pizza…. Je déteste le jambon.  Je l’ai laissée sur la table jusqu’à ce que ma nouvelle chatte Muse se serve.  Elle et moi, on a eu le temps d’un instant, un moment saisissant aujourd’hui. Merci encore…. 

Il faut savoir, coûte que coûte garder toute sa dignité. Et malgré ce qu’il nous en coûte s’en aller sans se retourner

“Il faut savoir” CHARLES AZNAVOUR


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