J’ai posé avec animosité mon MacBook blanc sur la couette. Je venais de hausser le ton avec l’amour sur une histoire bête de tâche ménagère. J’ai soulevé le couvercle pour laisser évaporer le Wi-Fi. La page de facebook encore ouverte. Une demande d’ami en titre. Le geste en réflexe j’ai regardé le nom. C’était son nom. J’ai mordu ma lèvre presque au sang pour relire son nom. J’ai senti flancher mes genoux quand l’association nom+photo s’est avéré exacte.
Je l’ai cherché souvent cet homme. Il m’avait retrouvée. Une deuxième fois même. Je ne lui avais pas reparlé depuis juin 2000. Depuis son dernier voyage qui c’était terminer en naufrage. Où il avait frappé à ma porte après un long, long voyage de ma Nouvelle-Zélande. Pour venir me chercher les bras remplis d’amour….
J’avais le ventre plein d’un poupon à naître et un amour derrière le dos. Il a soupiré en baissant les yeux et il est reparti le p’tit coeur éclaté.
Ma fillette a grandi,la vie a changé et les hypothèses se sont succédé. Un soir de juillet, j’ai décroché hésitante le téléphone avec les derniers chiffres que je connaissais de son pays pour lui demander pardon. On m’a dit qu’il était en Australie et en amour. J’ai raccroché un peu amer et un peu mieux.
J’ai eu cette dernière hypothèse qu’un jour ou l’autre qu’il pardonnerait à cette étrangère.
Sidérée par mon écran, j’ai refermé le couvercle plus doucement.Et j’ai marché lentement jusqu’à la cuisine en baisant les yeux au sol. L’amour était à la vaisselle. J’ai entouré sa taille d’homme, appuyez ma tête sur son dos et j’ai pris une profonde inspiration.
Les histoires bêtes de tâches ménagères viennent et partent comme de la poussière par plein vent …
L’amour, lui reste et résiste à ce vent qui bouscule tout.
L’amitié c’est en quelque sorte une forme d’amour, voilà pourquoi le pardon est facile quand l’amitié est grande!
Par Carl le novembre 19, 2008
à 2:45